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Le projet de tiers-lieu ruthénois

Ouvert depuis mars 2020, au cœur des anciens Haras de Rodez, Station A est pensé à l’image des « places de village », à la croisée des rencontres, au cœur du lien social. C’est un lieu ouvert à tous : indépendants ou entreprises ; artistes ou artisans venus travailler, créer ou se rencontrer ; ou encore usagers, visiteurs ou touristes qui souhaitent participer à une animation, se restaurer ou flâner. Un tiers-lieu est un espace ouvert et hybride, où se mélangent le travail et d’autres aspects de la vie en collectif.

L'histoire

Un PROJET collectif

Les trois années précédant son installation, Station A était en phase de préfiguration en tant qu’association loi 1901. Cette étape du projet a permis d’imaginer le projet et de réfléchir à son lieu d’implantation, de définir la forme et les modes d’animation et de déterminer son modèle économique. L’association a été animée par un collectif ouvert, réunissant des individus aux profils et aux compétences multiples. 

Le tiers-lieu est maintenant devenu une SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif. Cette forme permet à la fois un fonctionnement démocratique : une personne = une voix. Cela permet aussi d’associer toutes les parties prenantes du territoire et ainsi de permettre au plus grand nombre de contribuer à la vie et au développement du lieu.

un projet de territoire

Depuis le début de ce projet, le collectif a toujours eu la volonté d’ancrer fortement le tiers-lieu sur le territoire aveyronnais et d’être complémentaire aux services existants et non concurrentiels, tout en cultivant l’innovation. 

Conçu comme une réponse concrète aux enjeux majeurs de développement des territoires ruraux, Station A se donne pour mission de faciliter les projets et de dynamiser les collaborations entre les différents acteurs du territoire. 

Sur le territoire ruthénois, Station A permet : 

  • De contribuer à la dynamisation du territoire, via la mise en place de projets pédagogiques, culturels, artistiques, touristiques ou bien encore technologiques. A travers ces projets, Station A souhaite valoriser au maximum les initiatives locales du territoire. 
  • D’agir sur la mixité des populations : le tiers-lieu permet de réunir et de faire se croiser des individus au profils très différents…
  • D’accueillir et de créer de l’emploi : ce sont près de 50 structures qui sont installées dans le tiers-lieu, une quinzaine d’emplois à l’année pour faire fonctionner le lieu et ces différents projets et près d’une vingtaine de saisonniers nécessaire lors de la saison estivale. 
  • De créer et de maintenir le lien social : véritable lieu de rencontre et de divertissement, le tiers lieu est pensé comme une place de village, favorisant ainsi le lien social entre ces usagers. 

un lieu historique

Station A est implanté dans un lieu riche en histoire, qui en est aujourd’hui à sa troisième vie. 

Ce lieu voit le jour en 1513, sous le règne du Roi Louis XII, érigé en tant que Chartreuse de Rodez. En 1529 l’église est construite, seul bâtiment encore visible aujourd’hui datant de cette époque et devenu aujourd’hui l’écurie n°1, nommée “La Chapelle”.  Entre le XVI et XVII siècle sont construits la plupart des bâtiments qui entourent la cour Dormane, notamment les boxes voûtés qui, dès cette époque servaient déjà d’écurie pour les chartreux et les pèlerins en route vers St Jacques de Compostelle. Au XVIII c’est au tour des bâtiments de la cour d’honneur d’être construits, utilisés comme cuisine, réfectoire, bibliothèque et divers ateliers. C’est aussi à cette période qu’est construit le grand mur d’enceinte et ces cinq tours rondes. 

A la révolution de 1789 les bâtiments sont vendus comme bien national et sont voués à la démolition. Mais en 1809 Napoléon 1er autorise l’acquisition par le Département de l’Aveyron des 6 hectares du domaine de la Chartreuse pour y installer un Dépôt d’étalons, ce qui la sauvera de la destruction. Le Haras National de Rodez sera en activité de 1809 à 2017. 

En 2020, Station A s’installe dans ce lieu rempli d’histoire, en ayant pour volonté de proposer une nouvelle vie à ces bâtiments, de conserver et de valoriser son patrimoine et d’offrir aux habitants de Rodez un lieu ouvert, accueillant et que chacun peut s’approprier. 

LE PROJET ARCHITECTURAL

la réhabilitation

Un travail conséquent sur la réhabilitation du lieu s’est engagé depuis l’installation de Station A dans les anciens haras. 

Une large étude, divisée en trois phases, a été amorcé, en concertation et co-construction avec plusieurs acteurs. 

  • La phase 1 concerne l’analyse urbaine du lieu; les relevés et analyse du patrimoine ainsi que les orientations urbaines. 
  • La phase 2 s’axe sur le recensement des besoins des usagers, ainsi qu’une large concertation et réflexion par groupe de travail ainsi que le projet architectural du lieu. 
  • La phase 3 est une budgétisation du projet. 

Les acteurs impliqués autour du projet
de réhabilitation :

MAÎTRISE D’OUVRAGE

SCIC Station A – Coordinatrice

MAÎTRISE D’ŒUVRE

  • Hugues Tournier (Rodez) – Architecte Mandataire
    Coordination – Etude de solutions architecturales
    Budget estimation – Concertation – Programmation
  • Tawla (Rodez) – Architectes
    Analyse urbaine – Mobilier / Signalétique – Réemploi
    Etudes de solutions architecturales – Référence outils collaboratifs
  • Encore Heureux (Paris) – Architectes
    Ateliers participatifs – Conférences
    Expertise tiers-lieux – Stratégie de communication
  • Arnaud Mallet (Rodez) – Conseil en Patrimoine; état des lieux – Patrimoine – Expertise pierre
  • Alpes Topo(Paris)- Géomètre; relevé de l’existant
  • Cetec (Rodez)- Bureau d’études; étude des solutions constructives et techniques, relevés des réseaux
  • Ecozimut (Toulouse) – Bureau d’études environnement; étude des solutions bioclimatiques
  • Arnaud Mirabel (Rodez) – Paysagiste – Etude des solutions paysagères

COMMENT ÇA MARCHE ?

la gouvernance participative

La SCIC permet un fonctionnement démocratique , une personne = une voix. Toute personne peut s’investir en devenant sociétaire, soit en tant que personne physique (1 part = 100€), soit en personne morale (1 part = 1000€). Les associés peuvent être des usagers, des habitants, des collectivités, des entreprises, des associations, des financeurs…